Archives pour la catégorie Musique

1849

« Comme cette terre m’étouffera, je vous conjure de faire ouvrir mon corps pour que je ne sois pas enterré vif. »

 

1849 dans Musique Chopin-masque-mortuaire

 

« Aurait-on pu trouver d’autres accents pour exprimer avec le même navrement quels sentiments et quelles larmes devaient accompagner à son dernier repos celui qui avait compris d’une manière si sublime comment on pleurait les grandes pertes! » Franz Liszt, Chopin.

 

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Comme un instant d’éternité.

Comme un instant d'éternité. dans Musique Piano-3-1024x377

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Musique. Je crois distinguer quelqu’un. J’en suis certaine, quelque chose s’empare de mes notes, plutôt des notes, elles ne m’appartiennent pas. Elles appartiennent à ce qui les anime. Et si mes mains sont à l’origine du mouvement, quelque chose d’autre se joue, de l’ordre de l’inconnu, l’incompréhensible? Une silhouette se dessine au fur et à mesure que la Musique s’empare de mon corps, de mes gestes. Et lorsque tout disparait dans un éternel frisson, cette force en moi, autour de moi, hors de moi, – elle est partout, puis nul part – se dissipe à mesure que le silence me rappelle à la réalité. Ma réalité si plate, basse, creuse – comparé à ce que je viens de vivre -. J’ai effleuré quelque chose, une lumière, une force qui m’a échappée, encore une fois. Était-ce Dieu? Ou le reflet de mon âme?

Serj Tankian – Gate 21

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Indescriptiblement grandiose

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Jacqueline du Pré, violoncelliste britannique, décédée en 1987, joue ici le premier mouvement du concerto pour violoncelle de Sir Edward Elgar.

Vivre Musique.

Un soir du mois de mai, entre onze heures et minuit, la société était réunie dans le grand salon. […] Liszt jouait un Nocturne de Chopin et, selon son habitude, le brodait à sa manière, y mêlant des trilles, des trémolos, des points d’orgue qui ne s’y trouvaient pas. À plusieurs reprises, Chopin avait donné des signes d’impatience ; enfin, n’y tenant plus, il s’approcha du piano et dit à Liszt avec son flegme anglais :

Je t’en prie, mon cher, si tu me fais l’honneur de jouer un morceau de moi, joue ce qui est écrit ou bien joue autre chose : il n’y a que Chopin qui ait le droit de changer Chopin.Eh bien, joue toi-même ! dit Liszt, en se levant un peu piqué. – Volontiers, dit Chopin.

À ce moment, la lampe fut éteinte par un phalène étourdi qui était venu s’y brûler les ailes. On voulait la rallumer.

Non ! s’écria Chopin ; au contraire, éteignez toutes les bougies ; le clair de lune me suffit.

Alors il joua… il joua une heure entière. Vous dire comment, c’est ce que nous ne voulons pas essayer. […] L’auditoire, dans une muette extase, osait à peine respirer, et lorsque l’enchantement finit, tous les yeux étaient baignés de larmes, surtout ceux de Liszt. Il serra Chopin dans ses bras en s’écriant :

Ah ! mon ami, tu avais raison! Les œuvres d’un génie comme le tien sont sacrées ; c’est une profanation d’y toucher. Tu es un vrai poète et je ne suis qu’un saltimbanque.

Vivre Musique. dans I must confess. main-Chopin-300x151

Moulure de la main gauche de Frédéric Chopin sur son lit de mort

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J’ai comme l’impression de ne pas être née à la bonne époque… pas le bon univers. Je veux vivre de musique. J’aurais voulu vivre musique. Il n’est jamais trop tard, et pourtant…

Mon père ayant été musicien, il aurait pu me conduire dans cette voie bien plus tôt… Je lui en veux de ne pas avoir su, de n’avoir pas compris que mon désir de faire de la musique était bien plus qu’une lubie d’enfant. Aujourd’hui, je m’accroche, je me débrouille, seule… Rêvant de grands orchestres que je ne ferai jamais qu’admirer.

Aujourd’hui, je ne dirais pas que j’ai renoncé. « Changer ses désirs plutôt que l’ordre du monde », c’est exactement ça. Pour arrêter d’espérer l’impossible, d’être déçue, il a fallu accepter, se fixer d’autres buts… Eux, accessibles.

 

« Sans la musique, la vie serait une erreur », Nietzsche

Encore, toujours et encore un morceau qui fait planer, donne des frissons, tout ce que vous voulez. Ça, ça me fait peut-être le même effet que la drogue (peut-être car je n’ai jamais touché à la drogue, et n’y compte pas bien entendu), ou qu’une bonne grippe: tremblements, frissons, cœur qui s’affole… Ah? à moins que ce ne soit l’amour? C’est ça oui, je suis amoureuse de la musique. Tiens! Je m’en doutais.

3ème mouvement du Clair de lune de Beethoven, par Mark Salman

Que ferai-je dans un monde sans musique? Est-ce que j’y aurais vraiment ma place? Devient utile toute chose à laquelle on goute, je le sais bien. Elle ne me serait peut-être pas indispensable si elle n’était pas à ma connaissance. Cependant, je réfléchis et… Un monde sans musique est impossible. La musique est partout. Pas uniquement dans nos baladeurs, nos chaines hifi,… Elle est aussi dans le chant des oiseaux, dans le rythme des pas dans la rue, dans le tambourinement de la pluie sur un toit, dans le sifflement du vent à travers une ouverture. La musique existe par elle-même. L’homme ne l’a pas inventée. Elle est présente, autours de nous, l’homme ne fait que la sublimer, lui donner des tonalités plus émouvantes, s’en sert comme langage du cœur, de l’âme.

Je pleurerais des heures durant au pied d’un musicien jouant de tout son cœur et de toute son âme si j’en avais la possibilité, et j’en serais heureuse, comblée.

Car la Musique qui rend heureux, c’est celle qui fait pleurer.

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Lacrimosa

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W.A. Mozart

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Lacrimosa dies illa,

Qua resurget ex favilla

Judicandus homo reus.

Huic ergo parce, Deus:

Pie Jesu Domine Dona eis requiem.

Amen.

-

Oh! Jour plein de larmes,

où l’homme ressuscitera de la poussière:

Cet homme coupable que vous allez juger:

Epargnez-le, mon Dieu!

Seigneur, bon Jésus, donnez-leur le repos éternel.

Amen.

 

La magie dure 3min15.


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BACH – Prelude et Fugue no. 2 en do mineur BWV 847

Oui, à moi aussi le regard de l’enfant me fait peur à la fin…

« Je ne veux pas d’avenir, je veux un présent », Robert Walser.

Image de prévisualisation YouTubeThe meadow – Alexandre Desplat

   Derrière ses rire, son manque de sérieux, sa folie quotidienne, se trouvent une jeune femme blessée, perdue, cherchant un remède au poison qui peu à peu infiltre sa vie. Cette jeune femme sait qu’elle prend la mauvaise direction, espère, attend que ça lui passe pendant que le temps qui passe ne l’attend pas. On lui a coupé les ailes à plusieurs reprises, elle qui se croyait intouchable, tout là haut, sur son nuage. Aujourd’hui, ses ailes repoussent mal, imparfaites, abîmées, profondément écorchées, elles ne lui permettront plus jamais de voler, pas aussi haut.
Cette jeune fille est si fragile qu’elle se casse, en deux, régulièrement, quotidiennement, si souvent, aussi souvent qu’elle rit. Pour rien, pour tout, n’importe quoi! Elle a beau savoir qu’il ne faut pas, qu’elle doit être forte, lorsque la moindre chose va mal, un seul mot et elle verse ses larmes, ne sachant pas la vraie raison de ses pleurs cependant. Elle n’aime pas pleurer, tu sais, ça la rend faible devant les autres, elle a honte d’être comme ça et ne se rappelle plus quand est-ce que ça a commencé, pourquoi. Aujourd’hui elle souffre, hier aussi. Elle essaye d’être digne, oublier, recommencer à rêver, reprendre confiance, pour demain retrouver son souffle. Elle se sent simplement vide, vide de sens, vide d’importance. Peu importe les études, les perspectives d’avenir, son problème c’est elle. Elle ne supporte pas de vivre si simplement, mécaniquement. Elle veut respirer la vie, la valeur de la vie, elle veut trouver la force, pauvre petite fille fragile, elle se rabaisse sans cesse, se croit incapable, attend une sorte de révélation. A force d’attendre, ça devient minable.



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