Archives pour la catégorie Pas content!

Respect

Discutions à table… Il y a à peine cinq minutes. Ma mère cherchait à énerver ma sœur, vicieusement, à plusieurs reprises, voyant que celle-ci ne réagissait pas comme elle le souhaitait… Lorsque celle-ci répondit enfin de manière incorrecte (puisque c’est ce qu’elle attendait), ma mère lui ordonna de lui « devoir le respect ». Très bien, d’accord.

J’ai donc rajouté que oui, on devait le respect, mais uniquement aux personnes respectueuses envers nous. Poursuivant sur ma voie (en grande envie de débattre), j’ai aussi rajouté que le respect qu’on leur devait (à nos parents) n’étaient pas dû au fait qu’ils étaient à proprement parlé nos parents, mais bien par le fait qu’ils nous éduquent, nous logent, nous aiment aussi, nous aident, nous suivent, nous entourent, et bien sûr aussi par le fait qu’ils nous ont donné la vie. Mon père ayant mal pris ma réflexion me le fit savoir et rajouta que les parents sont les parents, et que quoi qu’il arrive les enfants leur doivent un total respect. Allant droit au but, j’évoquai donc l’exemple d’un enfant violé par sa mère. Lui doit-il le respect sous prétexte qu’il lui doit la vie? Le respecte-t-elle, son enfant? L’enfant qu’elle a mit au monde, qu’elle doit aimer comme une mère? Si une mère ne peut aimer son enfant comme une mère, pourquoi l’enfant devrait-il l’aimer comme un enfant? Mon père me répondit que la mère devait être punie pour ce qu’elle avait fait, mais que dans tous les cas, cet enfant resterait son enfant. Encore un point où je ne suis pas d’accord.

Je pense que le respect n’a rien à voir avec le lien du sang. Qu’en est-il des enfants adoptés? des enfants issus de mères porteuses? Une mère, un père, sont et resteront ceux qui les auront accompagné dans la vie, qui auront participé à leur « construction » d’être, qui les auront aimé, éduqué, qui auront été des modèles pour ses enfants à un âge où ils étaient encore inconscients du vrai sens de la vie, n’avaient pas encore fait leur propre idée du monde, non pas une personne ayant un ADN similaire, n’ayant fait « qu’ » engendré ces enfants. Car bien sûr, donner la vie n’est pas négligeable, c’est loin d’être un détail, lorsque naturellement avec cette naissance suit l’amour des parents, le respect de cet être qui est leur enfant, mais qui ne leur appartient pas. Le respect doit se faire dans les deux sens. Un parent, sous prétexte qu’il a une autorité sur son enfant, ne doit en aucun cas croire que cet enfant est en sa possession, et qu’il peut se permettre de briser les règles du respect que chacun se doit. Je rajouterai aussi que, un adulte souffrant de problèmes relationnels avec des collèges, un supérieur, une quelconque personne, devant laquelle il se sent inférieur, rabaissé, n’a pas à « combler » ce manque d’autorité sur ces enfants en rentrant du travail… car c’est souvent de manière plutôt injuste. Penser qu’on maîtrise au moins quelqu’un, ces enfants en l’occurrence, pour faire remonter sa fierté… Bien mature pour un adulte.

Article fait sous la colère, mon père ayant coupé le débat net, vexé d’être contredit.

La salle St Martin de la Pommeraye… va être détruite.

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Pas content! Pas content! Pas content!

Enfin quoi! On ne peut pas détruire un endroit pareil, empli de souvenirs, d’histoire, d’émotions… Il s’y est passé tant de choses…. Mais quoi qu’il en soit, c’est irrévocable. D’après mes sources, les sièges sont même déjà vendus à des particuliers…

Tant de souvenirs sont encrés dans ses murs, son plancher, sa scène, ses rideaux rouges… J’y ai ainsi fait mon tout premier gala de danse, et tout ceux qui ont suivis depuis 7 ans. J’y ai fait ma première approche du théâtre il y 3 ans, dirigeais la régie (très mal, il est vrai), un coups de cœur qui m’a fait m’inscrire au théâtre pour mes années lycée… Jamais je n’aurais cru que le théâtre ferait autant partie de ma petite vie d’étudiante. Deux heures par semaine, je me rends dans cette salle afin de jouer. Depuis ainsi 2 ans, je me surpasse sur ces planches. Non pas que je me trouve un quelconque talent, mais… je crois, je suis sûre d’avoir franchi, jour après jour, et de plus en plus loin, des limites de ma personnalité que je croyais indépassables.

J’ai grandi sur ces planches, je me suis donnée, épanouie, éveillée, découragée, déçue, et puis renforcée, révélée sur ces planches. J’ai pleuré pour X raisons, X nombre de fois en ce lieu, tantôt devant un film, pendant un gala, tantôt en cours de théâtre, devant une difficulté, un découragement, un échec, un stress trop intense… Mais j’ai toujours su me relever, me dépasser. Et une fois l’épreuve surmontée, la joie était si immense… que je ne saurais l’expliquer. Des amitiés y sont nées, s’y sont renforcées. Nous ne formons plus qu’une famille dans cette salle de théâtre, une famille qui n’a ni honte, ni jugement, une famille qui profite de chaque instant et se donne au maximum pour au final être fière du travail accompli. Dans cette salle, je me suis construite une personnalité plus forte, aujourd’hui je sais me dévoiler, ne plus avoir peur du regards des autres. J’ai donc grandi dans cette salle et vécu certains des moments les plus importants qui me soient arrivé. Savoir que je n’éprouverai plus jamais la joie de danser devant un public sur cette scène, n’y donnerai plus aucune réplique, ne saluerai plus jamais à la fin du spectacle, me fend le cœur… Je veux y laisser ma trace, ou au moins emporter un peu d’elle avec moi. Je veux graver mon nom sur ses murs, prendre un bout de rideau (et m’en faire une couverture, pourquoi pas!)… Cette salle est vivante pour moi, j’y vois les fantômes de mes moi passés… chaque endroit, coin de ce lieu contient une date, un moment précis, un évènement de ma vie.

De plus, la destruction de cette salle correspond en même temps à la fin d’une partie de ma vie, certainement une des parties les plus confortables. Et oui, après le bac, c’est le grand saut. Et cette destruction me rappelle à la réalité, l’accès à la salle sera interdit vers le mois de mai il me semble… Autant dire beaucoup trop tôt. Cela ne fait que rapprocher la séparation. J’aurais voulu profiter au maximum, faire que la fin soit la plus parfaite possible… J’espère que la magie opèrera malgré tout, que je puisse leur dire adieu d’une manière honorable, et qu’aucune tâche ne vienne plus salir mes magnifiques souvenirs de la Pommeraye…



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